The Cure - Le remède
The Cure - Le remède, 2018 Performance, 35' Avec Arthur Dokhan, Stanislas Bernagaud et Clément Courgeon Galerie W, Paris Crédits photographiques : Thelma Cappelo et Ana Braga (2e image)
Les placebos, les nouvelles disciplines paramédicales ésotériques et la manière dont les médecins décorent leurs cabinets ont motivé cette performance. Les remèdes y sont adressés sous la forme d’histoires, de chants, de caresses et de sifflets, de dessins, de sculptures et de vêtements... à un ami qui n’est pas malade, allongé sur une table de massage parmi le public dont l’aide est sollicitée à plusieurs reprises. Ce micro-spectacle reprend les questions de Canguillerme : qu’est-ce qui est normal ou pathologique ? Qu’est-ce qui a un effet ? Si l’art-thérapie utilise l’artistique à des fins thérapeutiques, The Cure – Le remède fait le contraire.
Jules Bernagaud
Lire le texte à propos de The Cure - Le remède d'Anaïd Demir (2018)
Sans-titre, 2017
Sérigraphie, 50 x 65 cm
Produite pour The Cure - Le remède, (2017)
Dessin de communication sur la performance The Cure - Le reremède (2018)
The Cure - Le reremède, 2018 Performance, 40' Avec Clément Courgeon Galerie W, Paris Crédits photographiques : Ana Braga
Dans cette seconde version, c’est le patient qui dispense ses remèdes. Il improvise une danse et frotte son visage contre le guérisseur qui, couvert d'un grand tissu rayé, a pris place sur la table de soins. Le public est une fois de plus informé que sa présence est cruciale dans le rituel de guérison. « C’est par amour pour lui que tu veux le soigner ! Il n’a pas besoin de tes soins… Et d’ailleurs qui donc la médecine a-t-elle jamais guéri ? ». [[Léon Tolstoï, Guerre paix (Tome 1), 1865-1869]]
Jules Bernagaud
The Cure - Le rereremède, 2018
Performance, 30' min.
Avec Arthur Dokhan, Clément Courgeon et Bruno Rougin-Baville
Hôpital Sainte-Anne, Paris
Crédit photographique : Romain Jacoud
« (Certaines) stratégies de guérison étonnantes contredisent le jugement immédiat et l’intuition. Les bonnes intentions ne suffisent plus. À l’heure de l’hégémonie de la pensée positive [...] nous voulons clôturer notre intervention en disant qu’il n’y a peut-être pas de solutions, que c’est de la merde et que ce sera toujours la merde. On reprendra un titre que Frank Zappa a enregistré en 1976, Torture Never Stops [...] et répéterons cette phrase-titre comme un mantra. »
Jules Bernagaud, extrait du texte adressé aux participant·es (patient·es et personnel hospitalier)