Gisants
Les gisants, 2016
Deux structures de serre en aluminium, 230 x 272 x 152 cm (chacune), lits d'ardoises pilées et plaques de Plexiglas gravées, 280 x 130 cm (chacune)
Vues de l'exposition de la biennale Jumièges à ciel ouvert, Abbaye de Jumièges, 2016
Sans ambages l’artiste a jeté son dévolu sur la pulsation la plus profonde de toute religion : la mort. La disparition. Avec délicatesse, ici. Avec noblesse. Des gisants. Deux. Comme on en trouve dans et autour des lieux de culte. Gisants contemporains, « ready made », gravés dans des plaques de plexiglas. Charmants vêtements à la ligne claire, rappelant ces planches cartonnées avec modèles prédécoupés qui permettaient aux petites filles d’habiller à l’envi des mannequins de papier en deux dimensions. Vêtements sur cintre. Et le même vêtement mis en abîme. Un vertige tranquille, les strates symbole du temps, que l’artiste a déjà développé dans maintes œuvres. L’énigme éclatante, dont la clé saute à l’esprit sans attendre : les corps manquent. Disparus. À venir. Gisants désincarnés, comme le sont régulièrement les modèles mis en scène par Ghislaine Portalis. [...] Trois tombeaux jouxtent les deux chapelles squelettiques, mais si propres. Rien de plus contradictoire et à la fois évident : les tombeaux sont des sculptures de terre, de gazon, et de buis ; et chacun différent. L’éphémère là où de coutume le visiteur croise la pierre, le marbre, le béton.
Jean-Mars Barroso
Extrait du texte de l'exposition Jumièges à ciel ouvert, 2016
Détail
Les gisants, 2016
Trois tombeaux creusés en pleine terre, buis, terre, gazon, 260 x 160 x 30 cm (chacun)
Les gisants, 2016
Deux plaques de Plexiglas gravées, mousse acoustique, pinces, 130 x 120 cm (chacune)
Vue de l'installation dans l'église de Varennes, dans le cadre de la Biennale épHémères, Les Rives de l'art, 2023
Crédit photographique : Frédérique Bretin
Vue d'atelier
Les gisants, 2015
Dyptique. Papier aquarelle Arches découpé, 130 x 200 cm (chacun)
Vues d'atelier
Détail
Dessins préparatoires
© Adagp, Paris