Unchain My Light

Dans sa forme, Unchain My Light fait référence aux lustres de style classique (Empire ou Voltaire), constitués de perles de cristal montées sur laiton doré ou bronze argenté, vestiges d’une autre époque. J’ai conservé cette forme montgolfière, tout en remplaçant les cristaux taillés ou cabochons enjoliveurs par des chaînes de fer galvanisés. La partie haute du lustre est réalisée à partir de chaînes industrielles de manutention, tandis que la partie basse est fabriquée à l’aide de chaînes de facture artisanale, faites à la main, maillon par maillon. Ce qui me plaît est son ombre portée. En effet, au moyen d’un système d’éclairage particulier, ce « petit lustre de pauvre » balance sur toutes les surfaces qui l’entourent (mur, plafond, sol) un maillage de chaines démesurées, provoquant un sentiment d’emprisonnement. Le titre m’est venu en réaction à la chanson Unchain My Heart de Joe Cocker.

Chantal Raguet

Unchain My Light, 2004-2006

Fer, chaînes industrielles et faites main, fer galvanisé, transformateur électrique, ampoules, câble, 64 x Ø 38 cm
Collection Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA

Unchain My Light, 2004-2006

Unchain My Light, 2004-2006

Exposition Projet FOMEC, CAPC, Bordeaux, 2006
Commissariat Eric Féloneau

Crédit photographique : Bernard Fontanel, Mairie de Bordeaux / Archives du CAPC musée

Unchain My Light, 2004-2006

Exposition Nouvelles acquisitions 2007, Collection Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA, Bar La Comtesse, Bordeaux, 2008

Crédit photographique : Antoine Guilhem-Ducléon

Unchain My Light, 2004-2006

Exposition Nouvelles acquisitions 2007, Collection Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA, Bar La Comtesse, Bordeaux, 2008

Crédit photographique : Antoine Guilhem-Ducléon

Unchain My Light, 2004-2006

Exposition Ultravirus, Les rives de l'art / Frac Aquitaine, La grande salle, Château de Monbazillac, 2008

Crédit photographique : Alain Vergèz

Unchain My Light, 2004-2006

Exposition Ultravirus, Les rives de l'art / Frac Aquitaine, La grande salle, Château de Monbazillac, 2008

Crédit photographique : Alain Vergèz