Atelier Pensée Nomade, Chose Imprimée

1989-2013 Atelier nomade de l'École des Beaux-Arts de Bordeaux

L’atelier Pensée Nomade, Chose Imprimée est né d’une expérience : 4 Taxis. Originellement sous titré « le magazine de la cambrousse internationale », 4 Taxis magazine fut créé en 1978 à Bordeaux, et s’est transformé, dès 1980, en mode de vie d’un duo d’artistes, Danielle Colomine et Michel Aphesbero. L’idée ? Vivre dans une ville étrangère, y réaliser un travail dont le sujet est la ville et la mise en forme une revue. En 1988, Danielle imagine un « atelier nomade » porté par le désir d’une nouvelle forme d’enseignement de l’art qui s’articulerait sur l’expérience de 4 Taxis : piloter des ateliers à l’étranger en relation étroite avec une ville (un an, une ville) avec un objectif de recherches et la contrainte de réalisations plastiques in-situ. Car l'art peut être le sujet de l'éducation, mais l'éducation elle-même peut être une forme d'art. De janvier 1990 jusqu’au dernier atelier en 2013, Jean Calens se joindra au duo 4 Taxis pour concevoir et articuler ensemble l’expérience PNCI avec l’ebabx.

Découvrir le texte de Ralph Rugoff, Apprendre de Los Angeles, 2014

Découvrir le texte de Yann Chateigné Tytelman, Choses pensées, 2014

À mi-chemin entre le roman d'aventure et le catalogue raisonné – deux genres éditoriaux encore rarement associés – ce livre retrace l'expérience pédagogique et artistique singulière de l'atelier Pensée Nomade, Chose Imprimée menée par Michel Aphesbero et Danielle Colomine (4 Taxis) et Jean Calens à l'Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux de 1989 à 2013.

Pendant près de 25 ans, Pensée Nomade, Chose Imprimée (PNCI) a cherché à réinventer les conditions et les modalités de l'enseignement de l'art autant que la pratique artistique elle-même, à partir de l'héritage mêlé de la contre-culture, de l'Internationale Situationniste, de la « French Theory », de Martin Kippenberger, de Walter Benjamin, ou des savoirs locaux du Sud Ouest. En refaisant l'itinéraire suivi par l'atelier de Séville à Oaxaca, Los Angeles, Figueras, Barcelone, New York, Bruxelles, Rome, Naples, Ibiza puis Buenos Aires, avant de s'achever par un « tour » des Pyrénées, le livre raconte, chemin faisant, l'utopie émancipatrice d'un enseignement de l'art à la fois hyper-mobile et ultra-local, où le savoir se grappille, en premier lieu, sur le bord des routes. PNCI – Histoire d'un atelier nomade de l'Ecole des Beaux-arts de Bordeaux réunit également un ensemble de textes écrits pour ce livre par des compagnons de voyage de l'atelier (Thomas Lawson, Pedro G. Romero, Ralph Rugoff) ou des héritiers des principes pédagogiques et artistiques développés par PNCI (Yann Chateigné Tytelman et Lili Reynaud-Dewar). Ces auteurs et autrices partagent avec l'atelier PNCI la conviction que l'éducation artistique, en dépit de son institutionnalisation et de sa normalisation croissante, continue d'offrir des conditions sans cesse renouvelées pour penser autrement, échapper au poids des traditions accumulées et se détourner des catégories reçues.

Texte de présentation de l'ouvrage