4 Taxis Hollywood Suicide

4 Taxis Hollywood Suicide, 1987

Installation, pavillon français, XIXe Biennale de São Paulo (Brésil)
Commissariat : Gérard Guyot
Vue depuis l’intérieur du Pavillon Niemeyer

Dans le parc Ibirapuera entourant le pavillon de la Biennale, nous avons construit une réplique, grandeur nature (10 m), des trois lettres H, O, W (Comment) du signe HOLLYWOOD. Les lettres manquantes ..LLY.OOD étaient peintes (7 cm de haut) sur la vitre à l’intérieur du pavillon. À cet emplacement se dressait une immense double page verticale percée d’une minuscule fenêtre dans la paroi. Surprise ! De ce point de vue unique, « HOLLYWOOD » se découpait à l’horizon de São Paulo... Pour les habitant·es ou les visiteur·euses d’Hollywood, le signe apparaissait comme flottant sur un nuage de smog accroché aux collines qui surplombent la ville. [...] À São Paulo, au contraire, nous proposions une lecture inversée : le signe HOLLYWOOD apparaissait d’abord comme proche, morcelé, illisible (H O W ?) pour retrouver sa « distance naturelle », sa lecture, seulement de l’intérieur du bâtiment abritant la Biennale. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. 4 Taxis Hollywood Suicide est un suicide typographique suivi au pied de la lettre : au sommet du « H », comme suspendu en position de déséquilibre, le « X » de 4 Taxis flirtait avec la mort. Une Linéale Ombrée « sans serif » se précipitait du haut d’une Machine (à rêver ?) Bold... Pensez à Lillian Millicent, starlette qui s’est jetée du haut du « H » en 1932, à Hollywood...

4 Taxis

Extrait de l'entretien avec Gérard Guyot (1988)

Accrochage à l'intérieur du pavillon

Roy Orbison, portrait, 1987

Découpe métal, 32 x 102 cm
Photographie, 20 x 30 cm

Extrait du portfolio des artistes français de la Biennale de São Paulo 1987

Crédits photographiques : 4 Taxis