This Too Shall Pass. Temps 3
Oubli et abstraction
Avec le temps, l’esprit assimile la présence continue des feux destructeurs et se détache émotionnellement du sujet. Le tout devient alors un amas abstrait.
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{{ This Too Shall Pass. Temps 3, 2022}}
3 pièces uniques
Collage de fragments photographiques aux contours brûlés, 50 x 600 cm, 50 x 400 cm et 50 x 200 cm
Vue de l'exposition This Too Shall Pass, galerie Bigaignon, Paris, 2023
Collection MacVal Museum (pièce : 50 x 600 cm)
Crédits photographiques : galerie Bigaignon
Ce volume représente une forme de mue, une transformation perpétuelle de la matière végétale et de notre perception.
{{ This Too Shall Pass. Temps 3, 2022}}
18 pièces uniques
Collage de fragments photographiques aux contours brûlés
40 x 60 cm, 30 x 40 cm, 24 x 30 cm
Fragmentation mentale, abstraction du sujet, doucement consumée par le contour brulé.
Morvarid K
Crédits photographiques : Morvarid K (sauf mention contraire)
© Adagp, Paris
Voir les paysages statiques, silencieux, vides,
constater l’absence écrasante de vie et se
confronter à ce qui subsiste après le passage des méga-feux de forêts.
Il ne s’agit pas de la perte matérielle, mais de
l’appréhension intime de la charge émotionnelle. La complexité de la perception humaine est ici questionnée, par un mécanisme d’ajustement qui nous permet d’apprivoiser le brutal, le destructif.
La façon dont nous mettons en place un procédé pour rendre supportable le Thanatos. Et notre force à aller chercher la beauté dans l’obscurité absolue.
Le projet This Too Shall Pass se déploie en trois temps. Il débute en Australie en 2020 et se poursuit en France entre 2021 et 2023.
Tout d’abord le déni et la sidération face à l’immense noirceur (Temps 1). Puis le corps à corps, la prise de conscience et la confrontation à cette nouvelle
réalité (Temps 2). Et enfin l’oubli et l’abstraction. La vie reprend son cours, laissant place à un sentiment d’impuissance, bien que les forêts continuent à brûler.
Morvarid K.