My Prehistoric Past
Exposition My Prehistoric Past, Musée Régional d'Art Contemporain Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, Sérignan, 2021-2022 Commissariat : Clément Nouet
L’exposition se déroule telle une fable prétexte à libérer l’imagination où les frontières entre fiction et réalité sont brouillées. Dans ce contexte, My Prehistoric Past est une invitation à une exploration, une machine à voyager dans le temps. Il s’agit de donner à voir un récit pluridisciplinaire d’une culture riche de sensibilité, adroite et ambitieuse. Laurent Le Deunff présente avec ironie son archéologie à travers l’univers infini de la création des formes. Les motifs, les figures et les scènes entretiennent des relations évidentes avec la nature, l’enfance et l’artisanat, et produisent de multiples résonances à la fois anecdotiques et hantologiques[[L’hantologie est un néologisme introduit par le philosophe français Jacques Derrida : mot-valise composé de hanter et d’ontologie, désignant ici « l’accumulation et la résurgence de traces fantomatiques du passé dans la création » (Le Temps, 10 octobre 2015).]].
Laurent Le Deunff aime transformer les espaces et jouer avec les codes muséographiques des musées d’Histoire naturelle ou de civilisation : diorama, trompe-l’œil, cabinet de curiosité, tapisserie… Les dispositifs scénographiques interrogent le « fake », les liens entre artisanal et industriel, profane et sacré. Les sculptures, les dessins, les bas-reliefs qui jouent sur les degrés d’échelles s’incrustent dans des paysages et composent un environnement immersif. L’espace d’exposition et l’espace des œuvres sont à la fois superposés et dissociés. My Prehistoric Past se présente alors comme un espace d’histoire en devenir, un champ imaginaire dont le but n’est pas de restituer le passé mais de générer des images et des histoires. L’artiste propose plusieurs strates temporelles et narratives qui se superposent et s’enchevêtrent pour créer un récit plurivoque proche du montage cinématographique. Les œuvres peuvent être appréhendées alors comme des micro-fictions laissant le·la spectateur·rice réaliser le montage final.
De gauche à droite :
Cerveau, 2019-2020
Peuplier 32,5 x 46 x 37 cm
Terrier (vers de terre), 2021
Chêne, 53 x 81 x 5 cm
Galerie de taupes, 2011
Bronze, 40 × 70 × 60 cm
Coquillage I, 2012
Papier mâché, ciment et grillage à poule, 71 × 132 × 80 cm et table métal, 80 × 145 × 90 cm
Massue, 2021 (à droite)
Ciment type rocaille, 255 × ø 90 cm
Sapin à chats I-V, 2016-2020
Sapins de Noël et diverses essences de bois, dimensions variables
Phallus double à têtes de requins, 2020
Bois de cerf sculpté, 12,5 x 13,5 x 3,5 cm
Sans titre, 2020
Coprolithe de dinosaure, 4,5 x 1,5 x 2,5 cm
Chewing-gums, 2010
9 éléments en os, dimensions variables
Tablette : 50 x 18 cm
Sssssss ou « Vous n’avez pas remarqué que sa dent canine est sculptée en forme de tête de serpent ? », 2020 Ensemble de 7 terres cuites, 4 × 8,5 × 2 cm et socle,120 x 30 cm
Collection de fausses pierres, 2017 (à gauche)
Matériaux divers, pin et brou de noix, 320 × 240 × 80 cm
De gauche à droite :
Collier de dents I, 2020
Corde, papier mâché, albâtre, sapin, tilleul et chêne, 104 × 74,5 × 9,2 cm
Collier de dents II, 2020
Corde, papier mâché, tilleul et ormeaux, 195 × 136 × 16,3 cm
Nœud de trompes II, 2021
Ciment type rocaille, 107 x 43 cm
Castor Poisson-Castor, 2021
Chêne, 250 x 70 x 70 cm
Nœud de trompes I, 2021
Ciment type rocaille, 107 x 39 cm
Nœud de trompes III, 2021
Ciment type rocaille, 110 x 31 cm
Auge, 2013
Plastique, ciment, hypertufa, pigments, 22 x 61 x 43 cm
Série de 16 dessins, crayon sur papier Nom inconnu, pour Stefan Rinck, 2020, 16,1 × 12,6 cm / 35 × 38,5 × 2,5 cm (encadré) Parfaite, pour Louis Gary, 2020, 13 × 17,9 cm / 40 × 35,5 × 2,5 cm (encadré) Nom inconnu, pour Erika Verzutti, 2020, 17,9 × 12,8 cm / 35,5 × 41 × 2,5 cm (encadré) R-Mutt, pour Laetitia Chauvin et Vincent Ganivet, 2020, 18 × 12,8 cm / 40,5 × 35,5 × 2,5 cm (encadré) Billy, pour Michel Blazy, 2020, 12,9 × 17,9 cm / 40,5 × 35 × 2,5 cm (encadré) Nom inconnu, pour Michel François, 2020, 17,9 × 12,7 cm / 35,5 × 40,5 × 2,5 cm (encadré) Nom inconnu, pour Onyedika Chuke, 2020, 13 × 18,7 cm / 41,5 × 35,5 × 2,5 cm (encadré) Mara, pour Vera Kox, 2020, 13,9 × 17,9 cm / 41 × 35,5 × 2,5 cm (encadré) Rita, pour Franck Balland et Yoan Sorin, 2021, 18 × 12,9 cm / 35 × 40,5 × 2,5 cm (encadré) Pablo, pour Stéphanie Cherpin, 2021, 13 × 18 cm / 40,5 × 35,5 × 2,5 cm (encadré) Eddie, pour Kathleen Ryan, 2021, 13 × 13 cm / 35,5 × 35,5 × 2,5 cm (encadré) Nom inconnu, pour Tom Volkaert, 2021, 16,4 × 12,9 cm / 35,5 × 39 × 2,5 cm (encadré) Nom inconnu, pour Simon Wald-Lasowski, 2021, 16,2 × 12,7 cm / 35,5 × 39 × 2,5 cm (encadré) Nom inconnu, pour Jillian Mayer, 2021, 15,3 × 12,3 cm / 35 × 38 × 2,5 cm (encadré) Nom inconnu, pour Bruno Gironcoli, 2021, 13,9 × 12,9 cm / 35,5 × 35,5 × 2,5 cm (encadré) Nom inconnu, pour Claudia Comte et Guillaume Pilet, 2021, 17,8 × 12,7 cm / 35,5 × 35,5 × 2,5 cm (encadré)
Crédits photographiques : Aurélien Mole Courtesy Semiose Galerie, Paris © Adagp