Xiâng team

{{ Xiang team, 2018 }}
Performance, 35 minutes
Avec Jiwool Wang, Masha Silchenko, Louis Debord, Médhi Palmtree et Boris Kurdi
Galerie W, Paris

Devant l’entrée de la galerie, six volontaires se relaient devant un brûle-encens pour lire le même texte. Un arrêt du tribunal de Bordeaux de 1995 stipule qu’un individu n’a pas le droit « de naître ou de ne pas naître, de vivre ou de ne pas vivre » et que « la naissance ou la suppression de sa vie ne peut être considérée comme un hasard ou une malchance » dont il peut tirer des conséquences juridiques ». (Michela Marzano : Penser le corps, Questions d’éthique, 01/01/2002).

A l’intérieur de la galerie, portant une reproduction en plâtre du nez de David de Michel-Ange, je chante une chanson de Daniel Johnston et demande au public, comme il l’a fait en 1990, de reprendre avec moi l’unique phrase de la Maison Funéraire : « Maison funéraire, maison funéraire, je vais à la Maison Funéraire, j’ai acheté un cercueil brillant et noir, je vais aux funérailles et je ne reviendrai jamais. »

La majorité des personnes présentes finissent par chanter avec moi et je n’utilise plus le micro.

Le terme chinois Xiâng définit aussi bien « encens » que « pet » ainsi que « dire des bêtises ».

Jules Bernagaud

{{ Xiang team, 2018}}
Inventaire avant combustion (extrait)
Type d'impression, dimensions, statut de l'image ? (à préciser)

Crédits photographiques : Jules Bernagaud (sauf mention contraire)