Vivre vite

L’exposition de Grégory Cuquel et Anouk Kruithof nous invite à questionner nos modes de vies performatifs et connectés.

Pour l’occasion, Grégory Cuquel a produit un ensemble conséquent de dessins sur papier rose mais aussi de peintures ou de céramiques qui prennent place dans un décor à mi-chemin entre le bureau, l’atelier et l’espace domestique. Il y déroule une galerie de personnages aux corps avachis ou en pause, aux expressions faciales et aux humeurs diverses. Collages, superpositions, repentirs, gribouillis ou tâches... Grégory Cuquel laisse apparaître les gestes et les traces de ses hésitations, assumant une forme d’égalité entre bien fait, mal fait, vite fait [[En référence au principe d’équivalence de l’artiste Robert Filliou Vite fait, bien fait, pas fait]].

Dans ce processus de jeu avec la matière engagé au centre d’art, le bâillement est devenu un élément récurrent pour Grégory : image inversée du cri, le bâillement, comme l’apnée ou le silence sont des micro-phénomènes de temps arrachés au brouhaha. Ils représentent pour lui l’équivalence de la marge sur la feuille d’écolier où l’on dessine machinalement lorsqu’on s’ennuie. Ce sont des espaces « entre » qu’il revendique comme des plis de résistance. [...]

Cécile Archambeaud, texte de l'exposition, 2023 (extrait)

{{ J’ai ouvert la nuit en deux (Marc Camille), 2024}}
Installation : bois, dessins, photographie, céramique émaillée, 220 x 120 x 120 cm

{{ La part du feu, 2024}}
Ensemble de céramiques émaillées, collage et peinture à l’huile sur papier, bois mélaminé, 180 x 160 x 9 cm

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